Hôtel particulier de Lafond / Poidebard ; mairie, Saint-Paul-en-Jarez

Appelé hôtel particulier de Lafond ou de Poidebard. Ancien maison presbytère.
Extérieur : bandeau de pierre, formant saillie, délimitant les étages ; porte monumentale s’ouvrant sur une cour intérieure ; entrée donnant accès à la réception et décorée d’une grille en fer forgé avec des arabesques (initiales jumelées des deux « L » de Louis de Lafond). Intérieur : cheminées en marbre et boiseries de style Louis XV. Pompe à eau à balancier dans la cour ; pressoir monumental. Porte cochère cloutée du 17e siècle avec heurtoir articulé, donnant sur une petite cour (rue Basse).

Dénomination

Demeure

Commune

Saint-Paul-en-Jarez

Adresse

Bourg

Siècle

18e

Historique

Dans son état actuel, bâtiment du 18e siècle. Un ensemble certainement aux origines antérieures. Possession du dernier seigneur de Saint Paul, Louis de Lafond (1717-1793) et fils d’une famille considérable de marchand de soie [chevalier, conseiller du Roi, seigneur de Saint Paul, la Barollière et Farnay et baron de Juys dans la Dombes]. 18e : remaniement de l’hôtel dont il conserve les caractéristiques essentielles. 1787 : création des « municipalités » de village, composées du seigneur, du curé, du syndic et d’un nombre variant avec la population de gens élus par les propriétaires du village, dont Louis de Lafond fait partie. Rôle de salle des fêtes de l’hôtel pour la nouvelle municipalité. 1793 : mort de Louis de Lafond, sans enfant de son épouse Marie-Antoinette Favre de Varennes, et passation de l’hôtel à la famille Poidebard, qui lui est apparentée. Usufruit accordé à son neveu Jean-Baptiste Poidebard. 1915 : décès de Marie-Amélie Poidebard (1841-1915), dernière propriétaire de cette famille et troisième enfant de Joseph Poidebard (cf. château de la Bâtie)s’accompagnant du legs de l’hôtel à l’archevêché de Lyon. Changement alors de destination du bâtiment : presbytère (en raison de la séparation des églises et de l’Etat, abandon le bâtiment du presbytère [ancienne mairie] par le clergé de la commune, son engagement la pousse à mettre la maison de sa famille à la disposition du curé). 1998 : acquisition du bâtiment par la commune sous la forme d’un accord avec le diocèse permettant l’échange de ce bâtiment contre l’ancienne mairie.

Protection

Valorisation