Géant de Taillard & forêt de Taillard, Saint-Régis-du-Coin / Saint-Sauveur-en-Rue

Le plus grand sapin de la forêt de Taillard, appartenant à des affouagistes, d'environ 50 m de haut..


Fiche réalisée grâce à l'association ARBRES
(correspondant: Lionel Staub)

Dénomination

arbre

Commune

Saint-Régis-du-Coin ; Saint-Sauveur-en-Rue

Adresse

Forêt de Taillard

Siècle

Historique

Forêt druidique durant l'Antiquité.
Moyen-Age : lieu d'affouage, impliquant le droit de prendre du bois pour le feu et les constructions. En effet, vers 1060-1061, le seigneur Arthaud d'Argental fait don de Saint-Sauveur et de la forêt de Taillard à l'abbaye de la Chaise-Dieu, récemment fondée. Robert de Turlande, futur Saint Robert, fondateur et premier prieur de la Chaise-Dieu, s'engage à fonder un monastère et à conserver le droit d'affouage. En 1190, Guigues de Pagan, héritier des seigneurs d'Argental, renouvelle et ratifie pour toujours la donation. Des donations avaient enrichi les terres du prieuré.
15e siècle : apogée matérielle du prieuré.
Jusqu'au 17e : les habitants de Saint-Sauveur vivent à peu près en paix avec le prieuré. Accords de 1606-1608 : le prieuré bénédictin de Saint-Sauveur est cédé aux Jésuites de Tournon. Ces derniers ont sous-estimé le poids des charges qui pesaient sur le prieuré et la forêt. Les Jésuites doivent conserver le droit d'affouage : les habitants peuvent prendre du bois pour faire du feu, clore et construire.
1608-1659 : procès et conflits entre Bénédictions et Jésuites. Le prieuré sort matériellement et moralement diminué de ces querelles. Finalement, les usagers (habitants de Saint-Sauveur) deviennent propriétaires et les propriétaires (Jésuites) deviennent usagers : on assiste à une inversion des titres.
Depuis la fin du 17e siècle : a priori, l'Etat s'occupe de la gestion de la forêt.
En 1840, l'Etat revendique la possession de la forêt car l'origine des biens est ecclésiastique. En 1858, l'érection de la commune de Saint-Régis-du-Coin suppose un partage de la forêt. Le Tribunal civil de Saint-Étienne prononce son jugement le 18 juin 1860 : 7/8 appartiennent à Saint-Sauveur-en-Rue et 1/8 à Saint-Régis-du-Coin. La Cour impériale de Lyon confirme ce jugement le 21 février 1861.
La forêt est dite sectionale (ni domaniale, ni privée) : elle appartient à un groupe de personnes, les affouagistes de Saint-Sauveur et de Saint-Régis-du-Coin.
Depuis les tempêtes de 1982, l'Organisation Nationale des Forêts (ONF) détermine les coupes affouagées et s'occupe de la vente des lots : chaque affouagiste reçoit ensuite une somme d'argent du Trésor Public.

 

Géant de Taillard âgé de plus de 200 ans.

Protection

Valorisation

Pour en savoir plus

Fiche de l'association ARBRES