La Haute Vallée du Furan

Le Furan est l’affluent de la Loire qui, malgré son absence dans le paysage de la capitale stéphanoise, traverse bel et bien la ville de Saint-Etienne.

Sur le territoire du Parc, le Furan a dessiné une vallée et des paysage qui demeurent aujourd’hui, même si la proximité de la ville a, la aussi, considérablement fait évoluer sa physionomie.

Du Pont Souvignet (commune de Tarentaise) au barrage du Pas du Riot, soit sur une distance de 4 kilomètres environ, la Haute Vallée du Furan correspond à une même unité paysagère.

Entité paysagère qui correspond à un ensemble paysager emblématique du Pilat à préserver et à valoriser.

Caractéristiques dominantes

La Haute vallée du Furan est caractérisée par un paysage relativement fermé. En effet cette vallée est coincée entre deux pentes symétriques fortes (15 % à 60 %) recouvertes d'une forêt de production à base de résineux ( essentiellement épicéas et sapins blancs ).

Toutefois, une diversité de milieux crée une ambiance très particulière où quatre éléments identitaires sont à prendre en compte : les prairies humides eutrophes, les prairies mésophiles, les forêts mélangées de fond de vallée, les forêts de pente.

 

L'eau est bien évidemment très présente, essentiellement à travers les affluents du Furan. Chaque cours d'eau est jalonné par un cortège de feuillus parmi lesquels le saule (appellation locale : "boulu") demeure majoritaire.

Pas de vues lointaines, mais un ensemble de petits éléments attractifs, tous différents ; un mélange de couleur, de lumières; des contrastes de matières entre le végétal et le minéral; des contrastes de taille entre les grands arbres et la végétation basse...

Représentation collective

Sur ce secteur là, la forêt est peu productive, hormis sur les hauts de pente de la vallée. Par contre le site est très fréquenté par les promeneurs qui empruntent le sentier des barrages. En effet, le parking réalisé en amont du Pont Souvignet invite à la balade en aval, sur une voie forestière à la déclivité faible sur le secteur.

La pêche à la truite est pratiquée.

Dynamiques et Pressions

Quelques cartographies anciennes du XIX° siècle apportent des enseignements sur l'histoire de l'occupation du site  (carte vigouroux in pos p 57 , in cren cartes p 4 et 5 )

Le fond de vallée où le Furan avait l'habitude de divaguer était occupé par des prés longeant le ruisseau.

Trois scieries y étaient installées; elles étaient alimentées par des biefs en dérivation du Furan .

Au cours du XIXe siècle, et suite à la mise en oeuvre de tous les travaux destinés à résoudre les problèmes d'alimentation en eau de la ville de Saint Etienne, de nombreux aménagements ont été réalisés, et notamment les boisements en épicéas.

 

Mais le plus grand bouleversement a eu lieu en 1945 lors de la création de la route forestière en fond de vallon. Cette opération a entraîné la disparition des biefs et la rectification du cours du Furan.

Tous ces travaux ont réduit le lit du Furan, limité sa zone de divagation et certainement favorisé son enfoncement par endroit.

Objectifs de qualité paysagère

L'ensemble de ce secteur bénéficie du régime forestier. Il est géré par l'Office National des Forêts (ONF) pour le compte de la ville de Saint Etienne .

Le Parc du Pilat a mis sur pied un groupe de pilotage, dans le but de réfléchir à la protection bio-écologique de ce site, qui a proposé quelques objectifs de gestion qui vont aussi dans le sens de la valorisation du paysage et du partage de sa connaissance :

- conserver et optimiser la diversité biologique de l'ensemble du secteur, pour des raisons écologiques et paysagères,

- développer la connaissance des enjeux entomologiques du vallon,

- restaurer et développer les milieux ouverts et les zones de feuillus,

- restaurer et favoriser la dynamique du cours d'eau, facteur de rajeunissement de certains milieux,

- organiser la fréquentation et valoriser le site.