Qu'est-ce que le patrimoine immatériel ?

Étroitement imbriqué avec un objet ou un lieu, le patrimoine immatériel est bien souvent associé aux traditions populaires, comme notamment les fêtes villageoises.

La Quintaine, réjouissance annuelle où se réunissent les « dindes », habitants de Saint-Paul-en-Jarez, existait déjà en 1900.

Le "patrimoine culturel immatériel" […] se manifeste notamment dans les domaines suivants : (a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; (b) les arts du spectacle ; (c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; (d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers ; (e) les savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel. », comme définit par Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, adoptée par l’UNESCO en 2003.

Le linguiste Jean-Baptiste Martin considère que le Pilat est « un lieu de rencontre de l'occitan et du franco-provençal », mais sans limite très nette, le relief ne constituant pas un obstacle aux échanges. Des études linguistiques et sociolinguistiques ont déjà été réalisées sur le territoire, notamment à travers la vie de Marius Champailler[1], habitant de Pélussin.

Les savoir-faire représentent une autre part importante du patrimoine immatériel. Ils demeurent un enjeu, les mémoires s'étiolant peu à peu. Étant donnée la richesse de l'histoire industrielle du Pilat, les gestes, les techniques, le coup d'œil appréciant la qualité d'un ouvrage, … sont des éléments à préserver et à transmettre pour les générations futures.

Certaines maison thématiques mettent en lumière ce patrimoine, comme le musée de la passementerie, à Jonzieux, où un ancien passementier dévoile les secrets de son métier. La maison des tresses et lacets, à La-Terrasse-sur-Dorlay, explique, quant à elle, le métier de tresseur, avec démonstrations à le clef !