Les pelouses

Formations herbacées basses, les pelouses colonisent généralement des zones agricoles non fertilisées cantonnées le plus souvent aux secteurs de pente et aux sols peu épais. Dans le cas d'un pâturage très extensif on peut observer la pelouse en mosaïque avec la lande. Lorsque les pratiques agricoles sont abandonnées, se développent alors des végétations de recolonisation, le plus souvent sous forme de franges herbeuses dominées par des graminées liées aux lisières forestières ou de haies.

Ce type de formation appelé « ourlet » constitue un milieu en pleine évolution, présentant un caractère transitoire, parfois fugace. Les ourlets annoncent les fourrés puis la forêt.

 

Répartition dans le Parc naturel régional du Pilat

Dans le Pilat, les pelouses présentent une répartition assez fragmentaire.
Surface identifiée : 3 700 ha
Régions naturelles concernées : ensemble du territoire

 

Enjeu patrimonial et menaces

La diversité des pelouses du Pilat est remarquable avec 10 types différents recensés ; cette variété traduit clairement la diversité des conditions climatiques et écologiques du territoire du Parc. A l'étage collinéen chaud (plateau pélussinois, côtière du Rhône), deux types de pelouses de grand intérêt patrimonial se développent sur les substrats sableux issus de la dégradation des roches cristallines. A toutes les altitudes s'observent des nardaies (dominées par le Nard raide) liées aux sols acides. Il s'agit des pelouses les plus fréquentes du Pilat.

Pratiquement tous les types de pelouses observés relèvent de la Directive « Habitats » (Pelouses sèches semi-naturelles).
De manière générale, les pelouses sont en régression du fait de la déprise agricole (zones d'accès et d'exploitation difficile) ou au contraire de l'intensification agricole. Dans ce dernier cas, les pelouses, sous l'effet de la fertilisation, évoluent vers des prairies.


Exemple d'espèce d'intérêt patrimonial :
l'Orchis bouc

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