Les bas-marais et les prairies humides

En fonction de la teneur en éléments nutritifs des sols, on distingue deux grands types de végétations liés aux parcelles agricoles humides. Sur les sols les plus pauvres, les bas-marais se développent sur des sols tourbeux dans lesquels l’eau circule. Ils sont presque toujours liés à des systèmes pastoraux extensifs et marqués par la dominance du Jonc à tépales aigus.

On les observe néanmoins parfois au niveau de tourbières ou bien encore au sein de massifs forestiers dans les laies ou les clairières humides. Les prairies humides se développent sur des sols plus riches en éléments nutritifs. Elles sont souvent dominées par le Jonc diffus et s’observent essentiellement au niveau de parcelles à vocation agricole. Ces deux types de végétations se révèlent généralement riches en espèces lorsque la qualité des eaux est bonne.

Répartition dans le Parc naturel régional du Pilat

Dans le Pilat, ces types de végétation sont le plus souvent localisés à l’étage montagnard et présentent une répartition assez fragmentée.
Surface occupée : 1 500 ha.
Régions naturelles principalement concernées : plateau de Saint-Genest-Malifaux, vallée de la Dunerette, Versants montagnards des Crêts et plateau pélussinois.

Enjeu patrimonial et menaces

L’étude de ces types de végétation est récente et reste encore à approfondir. Il apparaît toutefois que ces milieux sont assez rares à l’échelle du Massif-Central. Certaines de ces végétations relèvent de la Directive « Habitats ». Comme pour les tourbières, bas-marais et prairies humides ont connu une forte régression ces dernières décennies sous l’effet de multiples interventions (intensification des pratiques agricoles, drainage, plantations, urbanisation…). A l’échelle du Pilat, les principales menaces proviennent d’interventions de drainage en vue d’une utilisation agricole ou de plantations.